Cette semaine je me lance dans une nouvelle aventure. Je me rends dans le Zou pour observer le mode de vie des populations. Comme vous le savez, j’aime beaucoup le contact avec les gens. Je ne suis pas le type de photographe froid qui n’interagit avec ses sujets qu’à travers son appareil. J’aime bien discuter et même séjourner avec les personnes que je prends en photo. Tout cela m’aide à capturer des images, des parcelles aussi fidèles que possibles, de l’essence même de mes sujets.

Donc, cette semaine, direction le Zou. Je me rendrai dans quelques communes du département, dont Djidja, Todo, Ouinhi, Zagnanado, Za-kpota et Zogbodomey. Pendant mon séjour, qui durera probablement 1 mois, je vais essayer de trouver des sujets qui me donneront envie d’appuyer sur la gâchette de mon appareil. Je sais déjà que je vais observer le travail des femmes dans les champs, observer la récolte des noix de palme et leur transformation en huile rouge. Vous l’aurez remarqué, la seule certitude que j’ai concernant mes possibilités de sujets concerne les femmes et leurs travaux dans les champs ainsi que la fabrication de l’huile de palme, une des principales activités rémunératrices de la région.

 

Être photographe documentaire humanitaire, qu’est-ce que c’est ?

 

Le rôle d’un photographe documentaire est de subvenir aux besoins d’images de magazines qui ne peuvent pas se contenter d’une seule photo pour cerner un sujet. Le photographe documentaire peut ainsi passer des jours, des semaines voire plusieurs mois avec ses sujets pour comprendre leur quotidien dans les moindres détails de leurs dimensions sociologiques et socioéconomiques.

Pour réaliser ce type de travail, se préparer est indispensable. Ceci, d’abord, pour appréhender au mieux ses futurs sujets, ensuite, anticiper tous les éléments du reportage et se familiariser avec l’environnement de travail. En gros, la préparation permet d’avoir une idée assez précise du travail que l’on a à faire et des images nécessaires pour y parvenir. Il faut savoir que dans ce métier, la composition est la condition sine qua non du succès. Bien évidemment, la lumière est comme toujours primordiale. Le flash ne sera qu’une solution de dernier recours puisqu’il faudra privilégier les lumières naturelles. Au niveau du matériel, un photographe documentaire doit toujours prévoir un équipement de rechange pour éviter les mauvaises surprises. Mon équipement favori est un objectif 24-70 mm monté sur un Canon 5D MARK IV et un 50mm pour les portraits. Il ne faut pas oublier le 70-200mm qui me sert pour obtenir un beau flou. Il me permet aussi de jouer avec les plans serrés et de réaliser des cadrages créatifs. Les photographes débutants pensent souvent que le 70-200 mm ne sert qu’à faire des photos de sujets éloignés. Ce qui est très réducteur.

Après, le coté humanitaire concerne le contact avec les gens et c’est peut-être la partie que je préfère.

 

 

Reporter photo ou comment traquer l’actualité en images

 

Le reporter-photographe a pour mission de saisir les images de l’actualité. Ses terrains de prédilections sont le conflit armé, les paysages tropicaux, les conférences internationales, les manifestations et autres célébrations. Son principal objectif est d’enrichir les articles d’actualité grâce à ses images. Au final, c’est un journaliste qui utilise les images comme moyen de communication. Il peut également écrire les légendes et le texte de son reportage. Il travaille souvent seul mais peut aussi le faire en compagnie du journaliste chargé de rédiger l’article.

Avant mon départ je vais, comme le doit tout photographe humanitaire documentaire ou reporter photo, passer de longues minutes à nettoyer mon matériel. Puis je devrai dire au revoir au brouhaha citadin, ma mère et mes proches pour enfourcher ma moto et débuter mon périple.

Pour l’amour de la photo….