Histoire de nourrir l’objectif de mon appareil je me suis rendu à Grand-Popo, plus précisément dans le village d’Avlo. Arrivé sur les lieux et à la recherche d’un sujet de photographie, j’ai été informé par des riverains de la présence dans la région d’un groupe de femmes qui fabriquent du « Toffee ».

Pour ceux qui ne connaissent pas cette sucrerie, très appréciée des enfants au Bénin, il s’agit d’une confiserie africaine dont le goût se rapproche du caramel.

J’en raffolais énormément, et ce depuis mon plus jeune âge, j’étais toujours prêt à tout pour en avoir. Je détestais faire mes devoirs, mais j’étais prêt à passer des heures devant mes cahiers dès qu’on me promettait du Toffee.

En me rendant sur les lieux de sa fabrication, j’ai pris connaissance, au fil des photos, de la recette du bonbon béninois.

Pour commencer, les fabricantes de Toffee, doivent extraire leur premier ingrédient, l’huile de coco. Pour cela, elles cassent les noix de coco, râpent la chair, puis en extraient l’huile. Ensuite, elles chauffent huile à feu moyen avant d’y ajouter le lait concentré.

Ensuite, elles tournent régulièrement jusqu’à ce que le lait concentré commence à se solidifier.

Cela prend normalement 5 à 10 minutes. Lorsque le lait commence à devenir une pâte, elles y ajoutent de l’eau et commencent à remuer vigoureusement pour éviter que le mélange ne brûle.

Elles arrêtent la cuisson lorsque le lait concentré change de couleur et devient marron.

Enfin, après avoir enduit d’huiles leurs doigts, lorsque la pâte refroidit, elles forment les fameux bâtonnets sucrés appréciés par tous les amateurs de bonbons au Bénin.

Fin.

Crédit photo: Yanick Folly